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PORTRAIT: Lady elles au festival off d’Avignon

Avignon, le festival: Par milliers, les affiches habillent les rues de vives couleurs. Dans la foule, les comédiens avancent costumés, avec des bannières, en musique ou en dansant: ils vous abordent et présentent leur spectacle.

C’est dans cette ambiance de fête que j’ai retrouvé Véronique et Myriam, le groupe Lady Elles, qui se produit à l’Ambigü Théâtre pendant tout le festival.  

Place des Corps Saints pendant le festival - photo P. Lerat

« J’ai beaucoup aimé ce duo voix-guitare, où textes et musiques se jouent et se répondent. Dans une première partie, l’auteure nous invite à embarquer vers son voyage intérieur, subtilement soutenue par une guitare aux aguets de ses moindres inflexions. Un instrumental à la flûte, moment d’une grande poésie, semble marquer une étape: Les mots deviennent plus saillants, la voix s’amplifie, le champ visuel s’élargit:Un beau spectacle où les deux artistes se racontent, nous racontent aussi, avec beaucoup de tendresse, d’élégance et d’humour : à ne pas manquer.  Myladydona »

Reportage:

Avignon – premier contact – il faut flyer! La règle du jeu du « tractage ». Myriam, vidéo :

Découverte: Un extrait de la chanson « Rupture »

 Cet état d’âme après une séparation, qui ne l’a pas ressenti? C’est très bien vu, c’est sensible et en même temps au second degré. La voix évolue sur des rythmiques diverses et contrastées, qui évoquent les différents états d’âmes traversés .

« Puisque tu es parti.e, j’ai recommencé ma vie, les larmes que tu vois, sont des larmes de joie… »(Rupture)

Découverte: La pièce pour flûte, « la belle au bois dormant » est construite sur une carrure qui se répète, ce sont les fameuses « boucles », c’est aussi ainsi que sont construites les chaconnes en musique classique: le thème réapparaît à chaque fois sous une forme variée. La vidéo, Myriam:

La chanson  « A l’orée des solitudes « , a servi de point de départ à la pièce pour flûte. Je trouve le poème magnifique. La vidéo, Véronique (interview et musique):

« Maladroite au creux d’une étreinte, mémoire des gestes abolis, je savoure un nouveau délit, au goût brûlant d’élixir, sulfureux comme le désir  » (A l’orée des solitudes)

J’ai choisi « Pericoloso sporgersi, pour terminer ce reportage, une chanson à l’autre spectre de l’émotion par rapport à « Rupture ». Toute en nuances très fines, au texte souvent susurré, la chanson décrit la vulnérabilité d’un amour naissant, « pericoloso spogersi » –  attention à ne pas trop se pencher.

Le rythme ternaire de la guitare évoque un style de chanson française. La modulation au relatif majeur pour le refrain, bien reconnaissable, en est également une signature typique .

Lady Elles et leur spectacle « les Amazones » se produisent tous les jours sauf le mardi, à 12h30, à l’Ambigü -Théâtre, 7 rue de la bourse à Avignon.

Leur site: www.Ladyelles.com

Propos recueillis le 9 juillet 2023 à Avignon, réalisation G.Cochevelou

Gwenaëlle Cochevelou avec Lady Elles, Myriam Hyolle et Véronique Gillet - photo: P. Lerat

2 commentaires sur “PORTRAIT: Lady elles au festival off d’Avignon”

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